Dans le cadre de la recherche d'une énergie plus propre et plus efficace, les systèmes d'énergie solaire concentrée (CSP) sont apparus comme des candidats prometteurs. Mais leur potentiel a été limité par la nécessité de trouver des solutions innovantes et rentables pour convertir la chaleur solaire en électricité.

Nous sommes ravis d'annoncer la publication d'un ouvrage novateur par Université de Teesside, un de nos partenaires, a présenté à l'ASME (The American Society of Mechanical Engineers) Turbo Expo 2024 (Turbomachinery Technical Conference and Exposition).

Ce travail dévoile une approche innovante de l'optimisation des cycles d'énergie pour les systèmes CSP, ce qui permet de réaliser des progrès en matière d'efficacité et de durabilité.

Une étude récente présente une approche innovante pour améliorer les cycles de puissance des systèmes d'énergie solaire concentrée (CSP), une technologie clé dans le paysage des énergies renouvelables. Cette recherche se concentre sur l'optimisation des performances des systèmes qui utilisent des mélanges à base de CO₂ comme fluides de travail, offrant des avancées significatives en termes d'efficacité, de rentabilité et d'adaptabilité à diverses conditions d'exploitation.

Traditionnellement, les systèmes CSP reposent sur la conversion de la chaleur solaire en électricité par le biais de cycles de puissance. Cette étude améliore ce processus en développant une stratégie d'optimisation simultanée. Elle prend en compte la conception du cycle électrique, la sélection des additifs chimiques (dopants) et la composition spécifique des fluides de travail à base de CO₂. En analysant ces facteurs ensemble, les chercheurs visent à maximiser l'efficacité du système tout en réduisant les coûts.

L'étude teste ces innovations dans des scénarios réalistes, y compris deux gammes de températures de fonctionnement : 550°C, typique des systèmes CSP actuels, et une température plus élevée de 700°C pour les conceptions avancées. Elle prend également en compte des températures ambiantes de 30°C, 35°C et 40°C, reflétant les divers environnements dans lesquels les systèmes CSP fonctionnent.

L'une des principales avancées est l'utilisation de mélanges binaires de CO₂ combinés à des dopants chimiques tels que le dioxyde de soufre (SO₂) ou l'acétonitrile (C₂H₃N). Ces additifs améliorent les propriétés thermodynamiques du fluide de travail, ce qui permet au système de fonctionner plus efficacement dans des conditions variables. L'équipe de recherche a utilisé des techniques de modélisation avancées pour évaluer ces mélanges, ce qui a permis de prédire avec précision leurs performances.

Dans ce contexte, l'optimisation se concentre sur deux objectifs principaux : maximiser l'efficacité thermique (la quantité d'énergie solaire convertie en électricité) et améliorer le travail spécifique (l'énergie produite par unité de fluide de travail). Ces améliorations permettent de réduire la taille et le coût des composants du système, tels que les blocs d'alimentation et le stockage de l'énergie thermique (TES), ce qui rend les systèmes CSP plus viables sur le plan économique.

Cette approche innovante est très prometteuse pour l'avenir des énergies renouvelables. En relevant les défis techniques et financiers, l'étude ouvre la voie à un rôle plus important des systèmes CSP dans la transition mondiale vers une énergie plus propre. Grâce à sa méthodologie flexible, capable d'intégrer de nouveaux matériaux et de nouvelles conceptions, cette recherche ouvre la voie à des progrès continus dans la technologie de l'énergie solaire.